samedi 5 décembre 2009

Le prof de sport





Le 14 mai
Il fait très chaud,
Il y’a Gauthier
Qu’y’est au tableau.

Il bute sur
Un exercice,
Qu’est même pas dur
Sur la silice.

Il n’y’arrive pas,
Mais je dis rien,
Je n’l’aide pas,
C’est pour son bien !

Trente deux degrés :
Fou comme j’transpire !
J’avais étouffer,
Je vais mourir !

Le bac c’est pas
Dans bien longtemps,
N’essaie même pas
D’être innovant...

Comme ça d’vient lourd,
Je r’garde dehors :
Au fond d’la cour
Y’a l’prof de sport.

Il est assis
Face au soleil,
Semble assoupi
Comme en mode veille.

Les mômes courent
Autour de lui,
Le tour d’la cour
Au ralenti.

Ah le salaud !
C’est pas trop dur !
Pas froid pas chaud,
Et de l’air pur !

Je voudrais être
Un prof de sport !
Et toujours être
Avec mon short,
Mon chronomètre,
Mes p’tites baskets,
Et mon sifflet,
Et mon ballon.

23 janvier
Il fait pas chaud,
J’regarde Gauthier
Qu’y’est au tableau.

C’est un problème
Sur le pH,
J’crois pas qu’il aime
Préfère le hasch...

L’est pas disert,
L’est même prostré,
A quoi ça sert
De redoubler ?

Je ne l’aide pas,
Je ne dis rien,
Il comprend pas
Qu’c’est pour son bien !

J’ai les deux mains
Sur l’radiateur :
J’ai bien besoin
De cette chaleur !

Comme ça d’vient lourd
J’regarde dehors,
Au fond d’la cour,
Y’a l’prof de sport.

Ca court d’partout
Autour de lui,
C’est un peu fou
Et puis ça crie.

Il est gelé,
Ca s’voit c’est clair,
Et ce malgré
Ses 4 polaires,

Ses trois paires de gants,
Ses douze chaussettes,
Pi son collant,
Sous son survet’ !

Je voudrais pas êtr’
Un prof de sport !
Obligé d’être
Tout l’temps dehors,
Froid ou frisquet,
En plein hiver,
Quand le sifflet
Il colle aux lèvres !

J’ai un copain qu’y’est prof de gym,
Mais il n’aime pas ce patronyme.
De même il n’est jamais d’accord
Quand on l’appelle le prof de sport.
Son vrai statut rime avec fesse :
Mais il s’en fout l’ prof d’EPS !

dimanche 1 novembre 2009

La salle des profs





Dans mon lycée, on est nombreux :
A vue de nez, on est plus d’deux.
Comme j’suis sympa, j’vais vous en faire
Vite fait comme ça, tout l’inventaire.

Y’a l’syndiqué, çui qui sait tout
Sait s’informer, c’est un filou.
Critique souvent les décisions
Toutes celles que prend, la direction.
Fait toutes les grèves, toutes les manifs,
Jamais de trève, c’t’un combattif !
Siège au CA, tient l’bureau d’vote…
Il est comme ça, c’est pas d’sa faute.

Ah mes collègues, je les adore :
Le gros, le bègue, le prof de sport.
Celui qu’y’est frais, celui qu’y’est chiant,
Le prof d’anglais, celui d’allemand.
Cui qu’y’est gentil et suis bôf bôf
Et surtout çui qu’y’écoute les Zrofs.

Y’a l’néotit’, il est tout pâle.
C’est le bleu bite qui a du mal.
Il a sous l’bras un tas d’carnets,
Qu’il remplira à la récré.
Tout l’monde lui dit que il faut qu’il tienne,
Qu’ça ira mieux l’année prochaine.
Lui il repête, qu’il va lâcher,
Qu’c’est prise de tête, c’foutu métier !

Il y a aussi, l’prof investi
Qui est à fond dès le lundi.
Il organise plein de voyages,
Va à Venise et fait des stages.
Il carbure au café serré,
Des expressos toutes la journée.
Bien sûr certains l’trouvent fatigant…
Il n’y peut rien, c’est un battant.

Ah mes collègues, je les adore :
Le gros, le bègue, le prof de sport.
Celui qu’y’est frais, celui qu’y’est chiant,
Le prof d’anglais, celui d’allemand.
Cui qu’y’est gentil et suis bôf bôf
Et surtout çui qu’y’écoute les Zrofs.

Pi y’a l’branleur, un mec sympa.
Jamais à l’heure il n’y arrive pas !
Ne sait jamais quelle classe il a.
Ce qui lui plaît, dans c’métier là,
C’sont les congés, les jours fériés ;
L’est enchanté car cette année,
C’est mieux comme ça, c’est bien ainsi :
Il ne bosse pas le vendredi.

Evidemment y’a l’prof de sport,
En survét’ment, tout l’temps dehors.
Il fait du ski, à haut niveau
Et à Paris c’est pas jojo :
Ca manque de neige, de déniv’llé,
Rêve d’un collège plus haut perché,
Pour faire c’qu’il aime, faire partager
L’amour des stems sur les glaciers.

Ah mes collègues, je les adore :
Le gros, le bègue, le prof de sport.
Celui qu’y’est frais, celui qu’y’est chiant,
Le prof d’anglais, celui d’allemand.
Cui qu’y’est gentil et suis bôf bôf
Et surtout çui qu’y’écoute les Zrofs.

On trouve aussi les agrégés
Qui interviennent en faculté
Ils ont écrit un manuel
De poésie, une bio d’Ravel
Un bouquin d’term, de chez Bordas
Celui qu’il utilise en classe.
Leur boulot c’est vraiment sérieux
Ah si tout l’monde était comme eux !

Il y a aussi les profs artistes
Celui d’musique, clarinettiste
Dans un orchestre de Bourg La Reine
Qui se produit tous les week-end.
Celui d’dessin, peintre éclairé
Qui dans ses classes cherche à r’pérer
Parmi les lecteurs de manga
L’futur Titien, l’nouveau Goya.

Ah mes collègues, je les adore :
Le gros, le bègue, le prof de sport.
Celui qu’y’est frais, celui qu’y’est chiant,
Le prof d’anglais, celui d’allemand.
Cui qu’y’est gentil et suis bôf bôf
Et surtout çui qu’y’écoute les Zrofs.

Enfin y’a nous, des profs lambdas
Et puis y’a vous, salut ça va ?
Rien de spécial, à signaler
On est banals, comme des milliers
On ne fait que, notre métier
Fiers et heureux, d’être mal payés
Nous enseignons avec conscience
Mais bien sûr qu’on aime les vacances !

dimanche 4 octobre 2009

Le damné des SVT





Tous les lundis
Y’a dissection :
Des p’tites souris
Ou des tritons.
Le scalpel brille,
Sous les néons
Les yeux des filles,
Ceux des garçons,
Luisent comme des billes
Comme des démons.
Qu’j’ai été bête,
Ah qu’je regrette !
Mon codicille
(Quel imbécile !)
Il stipulait
Qu’en toute conscience,
Mon corps donnais
A la science.

J’m’appelle Arthur
Et croyez-moi
J’ai la mort dure
Car malgré moi
Au lieu d’finir
Dans un cimetière
Et de pourrir
6 pieds sous terre
J’suis obligé
D‘puis des années
De suivre tous les
Cours de SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !

Quand j’les vois fendre
Un scolopendre
Sur sa longueur,
Ca m’fend le cœur.
Ils martyrisent
Des souris grises.
Et ils dissèquent
Des ailes au bec
Des p’tits poussins.
Non c’est pas bien !
J’suis d’jà mort
Oui et alors ?
Moi j’voudrais pas
Qu’on me découpe
De haut en bas !
Et qu’à la loupe
On r’garde mon foie,
Ou bien ma rate,
Mes intestins,
Mes omoplates.

J’m’appelle Arthur
Et croyez-moi
J’ai la mort dure
Car malgré moi
Au lieu d’finir
Dans un cimetière
Et de pourrir
6 pieds sous terre
J’suis obligé
D‘puis des années
De suivre tous les
Cours de SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !

Si je pouvais
Me déplacer,
J’appellerais
Sans plus tarder,
Brigitte Bardot,
Nico Hulot,
Le fils Cousteau,
Jean-Louis Borloo,
Pour faire cesser
Toutes ces tueries.
Enfin stopper
Cette barbarie.
Mais je n’ai qu’mes
Os pour pleurer,
J’peux pas bouger
Paralysé.
Ah si j’avais
Des cordes vocales,
J’vous jure qu’j’ferais
Un gros scandale !

Ah si j’avais
Mes deux poumons,
J’m’égosillerais
Je crierai non !
Ah si j’avais
Encore mes fesses
Je péterais
Pour qu’ça empeste,
Qu’ils quittent la salle
Et laissent en vie
Leur animal
Leur p’tite souris.
Mais je ne peux
Mon Dieu qu’c’est laid !
Je ne peux que
Jouer aux osselets
Pour tuer le temps,
Pour oublier,
Que je suis en
Cours de SVT.

J’m’appelle Arthur
Et croyez-moi
J’ai la mort dure
Car malgré moi
Au lieu d’finir
Dans un cimetière
Et de pourrir
6 pieds sous terre
J’suis obligé
D‘puis des années
De suivre tous les
Cours de SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !

Au tout début,
J’avoue qu’j’ai cru
Qu’j’f’rai pas d’vieux os
Dans ce labo.
Je n’voulais pas
D’cette sépulture,
Qui est pour moi
Contre nature.
Mais aujourd’hui,
Oui j’ai compris,
Que j’vais finir
Ma mort ici.
J’ai pas d’avenir,
Autre que celui,
D’être condamné
A assister
Et suivre tous les
Cours d’SVT.
Et suivre tous les
Cours d’SVT.

J’m’appelle Arthur
Et croyez-moi
J’ai la mort dure
Car malgré moi
Au lieu d’finir
Dans un cimetière
Et de pourrir
6 pieds sous terre
J’suis obligé
D‘puis des années
De suivre tous les
Cours de SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !

Et mon poteau,
Si j’ai pas d’veine
Il a pas d’peau !
Il m’fait d’la peine.
C’est un sensible
Comme pas possible,
Les SVT
Lui rongent les sangs :
C’t’un écorché
Des sentiments.
Ah s’il avait
Du tégument,
Sûr qu’il aurait
La chair d’faisan.
Mais il est sec
Comme un coucou,
Il fait avec
Que voulez-vous ?

J’m’appelle Arthur
Et croyez-moi
J’ai la mort dure
Car malgré moi
Au lieu d’finir
Dans un cimetière
Et de pourrir
6 pieds sous terre
J’suis obligé
D‘puis des années
De suivre tous les
Cours de SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !
Je suis l’damné
Des SVT !

Un jour viendra
Oh je l’espère
Ou lui et moi
On s’ra pépère
Dans un cercueil
Capitonné
Avec une bière
A siroter.
Et Basta les
Cours d’SVT.

lundi 31 août 2009

Le blues de la rentrée





Eh bien voilà, ça y’est on y est,
J’ai du mal à m’faire à l’idée
Et pourtant c’est une évidence :
Demain c’est la fin des vacances !

Oh j’ai le blues,
De la rentrée.
C’est trop la loose,
D’recommencer.
R’sortir ma blouse,
Que j’ai lavée.

Finis les shorts, les apéros,
Finis les tongs et les bistrots,
Bye bye grass’ mat’ et chateaux d’sable,
Au r’voir belote et partie d’scrabble.

Refrain
Ça passe trop vite, deux mois c’est court :
Ça fait à peine soixante-deux jours !
J’ai pas eu l’temps, j’ai pas tout fait
J’suis pas bronzé comme j’le voulais !

Refrain
Demain nouvelle année scolaire
Nouveaux élèves, nouveaux horaires,
Sous le soleil j’étais si bien
Vivement, vivement l’été prochain.

Oh j’ai le blues,
De la rentrée.
C’est trop la loose,
D’recommencer.
R’sortir ma blouse,
Que j’ai lavée.
(Besoin de flouze,
Faut r’travailler)

mardi 28 juillet 2009

Le bétisier du 2ème trimestre



dimanche 28 juin 2009

Bonnes vacances !



dimanche 14 juin 2009

Bac'n'Dub





C’est bientôt l’heure du bac
Tu te sens tout patraque,
tu deviens insomniaque,
hypo-po-condriaque,
parano-no-no-iaque,
Si tu veux pas prendre une claque
Et casser la baraque
Tu dois du tac au tac au tac au tac
Préparer tes attaques
Contr’ les questions opaques
D’ceux qui font passer l’bac.

Pour ça y’a pas d’mystère,
La réponse est binaire
Il faut qu’le dictionnaire
Devienne ton bréviaire
C’est un p’tit peu galère
Mais bon c’est nécessaire
Mais si t’es réfractaire
Si t’es pas volontaire
Ecouuuute !

Pour commencer un peu d’histoire
V’la quelques dates, qu’tu dois savoir
1914 c’est la guerre
1939 encore la guerre
Mai 68, révolution
89, révolution
19-17 révolution

Mais c’est pas tout, tu dois savoir
Adolf Hitler était mauvais
Wiston Churchill était anglais
Roosevelt ne buvait pas d’lait.
Charles de Gaulle était gentil
Et Staline était tout petit
A peine plus p’tit, que Sarkozy.
(Parce qu’il avait pas de talonette.)
Robespierre était tête en l’air
Et Louis XIV était solaire.
Colomb a inventé l’chewing gum
Marco Polo la route du rhum.
Voilà c’est tout, ça semble naze
Mais avec ça, tu as les bases.

Les Zrofs viennent à ton s’cours,
Modestes troubadours
Comme un ultime recours
Pour ce foutu concours
Ouvre bien tes oreilles
Vas-y tape dans tes mains
C’te song c’est une merveille
Pour assurer enfin.

Un peu d’anglais, vite fait
Finis tes phrases en disant yeah
Ca fait ricain donc ça fait bien
Et ça fait tout, sauf bon à rien.
Un p’tit exemple pour qu’tu comprennes ?
An example to understand ?
Repeat after me :
My name is John, pretty good name YEAH
I want my bac, that is my aim YEAH
Barack Obama is a good président YEAH
I’d like to be américan résident YEAH
This country c’est d’la balle YEAH
Except they suck in football YEAH
Articule bien, faut qu’on entende YEAH
C’est pas sorcier, Jamy, t’as understand ?

Les Zrofs viennent à ton s’cours,
Modestes troubadours
Comme un ultime recours
Pour ce foutu concours
Ouvre bien tes oreilles
Vas-y tape dans tes mains
C’te song c’est une merveille
Pour assurer enfin.

Et quid des mathématiques ?
Un peu d’bon sens, un peu d’logique.
Il y’a les suites géométriques
Qu’font pas suite aux arithmétiques.
Les dérivés c’est primitif,
C’est finalement très intuitif
Si tu l’intègres, ce s’ra décisif.
Rentre dans l’tempo du logarithme
Le népérien a un gros beat
Le décimal se comprend vite.
Quant aux limites, faut qu’t’en aies pas
Et les complexes, ne le sont pas
Les équations différentielles
Ont pour soluce, l’exponentielle.
Enfin souvent, une fois sur trente
Si c’est pas ça, prends la tangente
Ou le sinus, si ça te chante.

Les Zrofs viennent à ton s’cours,
Modestes troubadours
Comme un ultime recours
Pour ce foutu concours
Ouvre bien tes oreilles
Vas-y tape dans tes mains
C’te song c’est une merveille
Pour assurer enfin.

En SVT, c’est génétique
Brassage interchromosomique
Brassage intrachromosomique
Penche toi aussi sur l’ATP
Pas les tournois à la télé,
celui qui n’est jamais stocké
Enfin retiens, que l’homme est un
Eucaryote, et un amniote
Un vertébré, un tétrapode
Qui souvent possède un ipod.
Reste la philo, c’est du gâteau
Surtout si t’aimes les pepitos
T’as qu’à relire Jean-Jacques Rousseau
Antoine Cournot, Denis Diderot
Et puis Voltaire et D’alembert
Ah je vois qu’tu deviens venere
C’est du boulot, ça t’met les nerfs
Dans c’cas relis, tout BHL
Ca synthétise, c’est l’essentiel
Reste à voir la géographie
Il faut qu’tu saches placer Paris
Et puis savoir les capitales,
Des USA, du Portugal.
Costarica et puis Cuba.
L’Indonésie et le Cap vert,
La Croatie et celle de l’Eire
Ah je vois qu’tu red’viens venere
Encore du taf, ça t’met les nerfs
Apprend juste celle, du Swaziland
Et prie pour qu’on te la demande.

Les Zrofs viennent à ton s’cours,
Modestes troubadours
Comme un ultime recours
Pour ce foutu concours
Ouvre bien tes oreilles
Vas-y tape dans tes mains
C’te song c’est une merveille
Pour assurer enfin.

Les science physiques, c’est très aisé
Les doigts dans l’nez
Les doigts dans l’nez
Même s’il est bouché...
Il ne faut juste pas oublier
de rajouter des unités
Après tes calculs compliqués :
Watt et Becquerel
Mètre, seconde et décibels
Ampère et Volt, Farad Henry
Ohm, Joule, lumen et puis dioptries
Coulomb, et Hertz, et Candela
Kelvin Pascal et puis Tesla.
Et note dans ton mémorandum
Qu’la mole c’est un paquet d’atomes
Qu’Newton était mangeur de pommes.
Le Curie n’est pas une épice
Ça mets-le dans ta calculatrice.

Les Zrofs viennent à ton s’cours,
Modestes troubadours
Comme un ultime recours
Pour ce foutu concours
Ouvre bien tes oreilles
Vas-y tape dans tes mains
C’te song c’est une merveille
Pour assurer enfin.